Sépulture ML 0267 dans Marloie cimetière





Type(s) de sépulture
Autre type ?
Matériaux Petit-granit (Pierre bleu)
Autre matériaux ?
Aspect visuel Bon
Aspect légal
Symbole Christ sur une croix surplombant la stèle.
Calice avec hostie au-dessus de la plaque nominative.
Sépulture Intérêt Historique Locale Historique|Social
Architectural
Fonction sociale Abbé
Aucune inscription sociale Non défini
Inhumation avant 1945 ?
Combattant 14-18 Non
Combattant 40-45 Non

Epitaphe

Madame veuve / Marie-Thérèse / Tasquin / 22/07/1860 - 3-9-1931
Abbé Louis / Tasquin / 11-2-1884 - 4-12-1964

Parcelle entourée d’une bordure en pierre bleue.
Gravier au sol.
Stèle centrée au fond.

Tasquin Louis Auguste époux de Tasquin Marie Thérèse
« Mémoire vive » s’intéresse aux poilus de chez nous pris dans la tourmente de la Grande Guerre. Louis Tasquin, le curé de Jemelle, était brancardier sur l’Yser. Il a créé un journal des tranchées.
Louis Tasquin naît en 1884 à Liernu, il est ordonné prêtre en 1908 à Namur. Deux ans plus tard, il est envoyé dans la paroisse de Jemelle. Dès les premiers jours de la guerre, il est appelé sous les drapeaux.
Sur l'Yser, comme beaucoup de religieux, il est nommé brancardier. Il se rend compte que le plus difficile à vivre pour les soldats est d'être séparés de leur famille. En 1916, il crée un journal des tranchées (voir ci-dessous), « L'Echo de Jemelle ».
Après la guerre, Louis Tasquin est rapidement muté dans une paroisse. Toutes les familles de Jemelle, reconnaissante d'avoir maintenu le lien avec les soldats, se cotisent pour lui offrir un cadeau.

Analyse historique : les journaux des tranchées
Sur l'Yser, les soldats belges sont complètement déconnectés de leur famille restée dans la partie de la Belgique occupée par les Allemands. Alors que tous les autres pays parviennent à maintenir un lien entre le front et l'arrière, l'armée belge est la seule à devoir vivre une séparation totale avec les familles.
A partir de février 1915, des systèmes de correspondance entre la Belgique totalement isolée du reste du monde et les troupes sur l'Yser se mettent en place, souvent via les Pays-Bas. On cache notamment des petites lettres dans les talons des chaussures pour transmettre des nouvelles. L'information commence à circuler même si c\est avec un certain délai.
Sur le front, les soldats qui reçoivent ces informations les font circuler. Peu à peu, naissent des journaux de tranchées qui rassemblent les nouvelles collectées de manière individuelle. Souvent, ils sont organisés par région d\'origine. Les lettrés, les instituteurs, les curés, prennent en charge la rédaction. Dans notre région, outre « L'Echo de Jemelle » de l'abbé Tasquin, sont créés : le « Cinacien » et deux journaux dinantais.

Une feuille diffusée au gré du hasard
En général, un journal des tranchées est composé d\'une seule feuille souvent manuscrite, reproduite par les moyens du bord et diffusée un peu au hasard. Il est aujourd'hui très difficile pour les historiens de rassembler une collection complète.

Ces journaux devaient être diffusés en cachette de l\'occupant allemand et étaient soumis en plus à la censure belge. Pas question en effet de transmettre des informations négatives sur l\'armée belge ou d'inquiéter la population.
Merci à Amand Collard et à Axel Tixhon, Avec le soutien de la province de Namur.
Source : http://www.matele.be/portrait-de-poilu-louis-tasquin-redacteur-en-chef-de-l-echo-de-jemelle


Liste des défunts reposant dans cette sépulture :

Nom Né le Décédé le
Tasquin Marie-Thérèse 22/07/1860 03/09/1931
Tasquin Louis Armand 11/02/1884 04/12/1964

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